L’Alliance pour le dimanche, fondée en 2012, est un groupement d’organisations féminines, de syndicats, de partis politiques, d’églises/associations religieuses et de la Société suisse de médecine du travail L’Alliance pour le dimanche s’engage afin de préserver autant que possible le jour de repos du dimanche et entend défendre le congé du dimanche ancré dans la loi : les exceptions doivent rester des exceptions.
À l’occasion des débats à venir, nous nous permettons de vous transmettre la prise de position de l’Alliance pour le dimanche. Nous vous prions instamment de rejeter l’objet susmentionné.
Le titre de l’initiative parlementaire est déjà trompeur en soi. On ne peut pas parler d’une « limitation dans le temps ». L’initiative vise davantage à porter le nombre d’ouvertures dominicales sans autorisation dans la vente de quatre actuellement à douze dans tout le pays. Cela s’apparente à une extension massive du travail dominical – une demande qui avait été rejetée par le Parlement il y a quelques années seulement (proposition Noser dans la loi Covid-19).
Le dimanche est un bien à protéger
Le dimanche est ancré dans notre société comme jour de repos protégé par la loi. Dans notre société plurielle, c’est un jour en commun dédié au repos et au vivre-ensemble, que ce soit pour des raisons religieuses, culturelles ou pratiques. Le congé du dimanche est un pilier fondamental de la vie familiale, sociale, sportive, culturelle et spirituelle. Le travail du dimanche rémunéré doit donc être limité aux activités qui sont essentielles au fonctionnement de la société. Pourtant, le congé du dimanche est sans cesse remis en question au nom d’intérêts économiques particuliers, comme c’est à nouveau le cas.
Pour beaucoup de gens en Suisse, le dimanche est consacré aux activités de loisirs partagées, aux contacts sociaux et à la pratique religieuse. Sa valeur sociale doit être protégée. Si l’interdiction du travail dominical continue d’être assouplie, la cohésion sociale en souffrira et le rythme hebdomadaire commun disparaîtra.
Protéger la santé au lieu d’augmenter les risques de maladies
Pour l’Alliance pour le dimanche, une chose est sûre : face à l’augmentation des contraintes de la vie professionnelle, une pause hebdomadaire régulière est nécessaire. Le dimanche contribue dans une large mesure au repos physique et psychique. De nombreuses études confirment l’importance de rythmes stables avec une délimitation claire entre les temps de travail et de repos. Si le dimanche comme jour de repos est supprimé, la santé des employé-e-s en pâtira. Dans la vente, en particulier, les douleurs musculaires et articulaires font déjà partie du quotidien professionnel ; beaucoup de personnes concernées sont également confrontées à des troubles psychiques, car leur travail est souvent trop peu valorisé. La médecine du travail le montre clairement : travailler pendant de longues années dans des conditions de travail précaires augmente le risque de maladie, et davantage de travail dominical aggrave ce problème.
La protection de la santé est le but de la loi sur le travail – et cela doit le rester. L’Alliance pour le dimanche est convaincue que le repos dominical est indispensable pour l’ensemble de la société, et que le travail du dimanche doit continuer à être autorisé uniquement dans des cas exceptionnels clairement justifiés, comme cela est le cas aujourd’hui.
Nous vous appelons à prendre vos responsabilités et à rejeter résolument cet objet, comme toutes les autres interventions visant à remettre en cause le repos dominical ayant fait ses preuves.
Toutefois, si cet objet est accepté, l’Alliance pour le dimanche se réserve le droit de saisir le référendum.
Nous vous remercions de votre attention et nous comptons sur votre sens des responsabilités.
Au nom de l’Alliance pour le dimanche, les organisations suivantes soutiennent cette demande :
- Alliance évangélique suisse
- Association du personnel de la Confédération
- Association suisse des employés de banque
- Commission nationale suisse Justitia et Pax
- Conférence des évêques suisses (CES)
- Dachverband Freikirchen und christliche Gemeinschaften Schweiz
- Église évangélique réformée de Suisse (EERS)
- Femmes protestantes
- Groupe de travail des Églises chrétiennes en Suisse (CTEC-CH)
- Jeunes Verts suisses
- JS Suisse
- Mouvement théologique de solidarité et de libération
- Parti écologiste Suisse
- Parti Evangélique (PEV)
- Parti social-démocrate suisse
- Société suisse de médecine du travail (SSMT)
- Syndicat Syna
- Syndicat Syndicom
- Syndicat Unia
- Travail Suisse
- Union Démocratique Fédérale (UDF)
- Union syndicale suisse (USS)
- Vox Ethica – Voix de l’Église catholique





