Le Conseil fédéral s’attaque au dimanche, sans droit ni loi

18 février 2015 – L’Alliance pour le dimanche condamne avec la plus grande vigueur la décision du Conseil fédéral d’autoriser le travail du dimanche dans des centres commerciaux supplémentaires. Cette décision est grave puisqu’elle s’est prise au mépris de la loi et de la Constitution fédérale. C’est pourquoi l’Alliance pour le dimanche, une trentaine d’organisations qui défendent le repos dominical, saisit le Conseil fédéral.» weiter…

Le dimanche : un jour de repos, aussi pour les Garden Center !

Novembre 2014 – L’Alliance pour le dimanche se félicite de la décision du Tribunal cantonal fribourgeois qui confirme que le travail du dimanche n’est pas autorisé dans les jardineries. L’arrêt du Tribunal cantonal rappelle que pour justifier le travail dominical, un magasin de fleurs doit vendre de manière prépondérante des produits ou des biens périssables. En conséquence, le commentaire du Secrétariat d’Etat à l’Economie (Seco) qui élargit considérablement cette notion, excède le cadre légal.» weiter…

Le dimanche restera protégé dans les régions périphériques

17 juin 2014 – L’Alliance pour le dimanche est satisfaite du rejet définitif de la motion Buttet par le Conseil des Etats. La motion demandait une libéralisation du travail dominical dans le commerce de détail des régions périphériques. Contrairement au Conseil national, la chambre haute a suivi la position du Conseil fédéral estimant que les exceptions à l’interdiction du travail du dimanche étaient déjà suffisantes.» weiter…

L’Alliance pour le dimanche rejoint la large opposition à la motion Abate

Communiqué de presse du 4 février 2014 – L’Alliance pour le dimanche regrette de ne pas avoir été consultée sur le projet d’ordonnance relatif à la motion Abate alors qu’elle regroupe toutes les organisations attachées à la défense du dimanche comme jour de repos. Elle demande le classement sans suite de la motion Abate parce qu’elle contredit les dispositions légales et constitutionnelles.» weiter…

La journée de travail de 24 heures doit rester limitée à 24 shops

Communiqué de presse du 22 septembre 2013 – Malgré leur campagne engagée, les organisations affiliées à l’Alliance pour le dimanche ont perdu de peu le scrutin référendaire. Grâce à leur campagne de publicité massive, les partisans de cette libéralisation ont su faire croire que l’extension des heures d’ouverture des magasins ne concernait que 24 shops de stations-service.» weiter…

Le NON à la journée de travail de 24 heures est à portée de main

Communiqué de presse du 11 septembre 2013 – D’après le second sondage d’opinion de la télévision suisse au sujet de la votation du 22 septembre qui a été publié aujourd’hui, le OUI et le NON à la dégradation de la Loi sur le travail sont au coude-à-coude. Les membres de l’Alliance pour le dimanche ont bon espoir que le peuple mettra en échec la tactique du salami de la majorité parlementaire visant à allonger les horaires d’ouverture des commerces en votant NON le 22 septembre. Cela suppose toutefois de convaincre toutes celles et ceux qui refusent la politique du shopping 24h sur 24 et sont satisfaits du statu quo de se rendre aux urnes.» weiter…

Tendance au NON à la journée de travail de 24 heures

Communiqué de presse du 16 août 2013 – Selon le premier sondage que la Télévision suisse a publié aujourd’hui pour la votation du 22 septembre 2013, les partisans du shopping jour et nuit s’achemineraient vers une défaite. Déjà à ce stade, une légère majorité des personnes interrogées refuse la détérioration de la loi sur le travail proposée par le Parlement. Les membres de l’Alliance pour le dimanche sont par conséquent convaincus que le 22 septembre, les citoyen-ne-s suisses diront non dans les urnes à la tactique du salami menée par le Parlement pour étendre les heures d’ouverture des commerces.» weiter…

Démantèlement de la loi sur le travail: en finir avec cette tactique du salami !

Communiqué de presse du 15 août 2013 – La conférence de presse tenue aujourd’hui par le conseiller fédéral Schneider-Ammann n’est pas parvenue à dissiper les craintes de l’Alliance pour le dimanche. En effet, derrière cette votation soi-disant sur une « question de détail » se cache l’intention d’étendre toujours plus le travail de nuit et du dimanche dans le commerce de détail. Comme ils ont échoué à presque chaque votation cantonale, les partisans d’heures d’ouverture des commerces toujours plus longues essaient aujourd’hui d’appliquer une tactique du salami au niveau fédéral. La votation du 22 septembre représente le coup d’envoi.

Contrairement à ce que prétend le conseiller fédéral Schneider-Amman, l’enjeu est beaucoup plus important que « seulement » quelques magasins de stations-service. L’activisme parlementaire en faveur de prolongations des heures d’ouverture des commerces le montre bien. Invoquant les nouvelles règles prévues pour les magasins des stations-service et sous le slogan « Les mêmes droits pour tout le monde ! », les verts-libéraux ont déjà mis sur rail la suppression de l’interdiction du travail de nuit et du dimanche pour tous les magasins de même surface. Que le Conseil fédéral rejette cette demande ne sert pas à grand-chose. En effet, le Parlement a déjà accepté en juin dernier une extension globale des heures d’ouverture des commerces. Sous prétexte d’« encourager le tourisme », il a en outre déjà décidé d’introduire les ventes du dimanche à une grande échelle et de contraindre les cantons réticents à prolonger leurs heures d’ouvertures des commerces pour les fixer au minimum de 6 à 20 heures en semaine et de 6 à 19 heures le samedi.

Il faut mettre maintenant un terme à cette tactique du salami adoptée par le Parlement en disant NON, le 22 septembre, au démantèlement de la loi sur le travail. Ce projet est aussi une supercherie parce que le champ d’application de la modification de la loi n’est pas clair. Il n’existe aucune définition claire de ce que sont des « axes de circulation importants fortement fréquentés par les voyageurs », sans parler d’une carte, que tout un chacun pourrait consulter, de toutes les routes et des riverain(e)s potentiellement concernés. On ouvre donc tout grand la porte à l’arbitraire. Ainsi il est prévisible qu’après l’assouplissement de l’interdiction du travail de nuit, un nombre toujours plus grand des 1 300 magasins au moins de stations-service existants resteront ouverts 24 heures sur 24. Pour contrôler s’ils en auront le droit, il faudrait faire passer chacun d’entre eux devant un tribunal, ce qui serait difficilement faisable et prendrait beaucoup de temps. Une extension non contrôlée de l’exploitation 24 heures sur 24 de ces magasins et l’augmentation du travail, des mauvaises odeurs et du bruit en seraient la conséquence.

Pour en savoir plus:

  • Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS, 079 620 11 14
  • Kurt Regotz, président de Syna, vice-président de Travail.Suisse, 079 617 62 94
  • Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35
  • Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10
  • Thomas Wallimann, président de Justice et Paix, 079 848 99 65
  • Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, 079 303 24 69
  • Ada Marra, conseillère nationale socialiste, 076 383 20 69
  • Luc Recordon, Ständerat Grüne, 021 345 36 41

Une tactique du salami déloyale pour miner la loi sur le travail

Communiqué de presse du 28 juin 2013 – Lors de leur conférence de presse d’aujourd’hui, les partisans de la dégradation de la loi sur le travail ont, une fois de plus, minimalisé l’impact de la votation du 22 septembre. Ils n’ont absolument pas pipé mot sur le fait que cette modification de la loi introduirait pour la première fois la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail.

En soulignant des détails comme l’obligation de cacher l’assortiment ou quel assortiment peut être vendu, les partisans de cette révision veulent détourner l’attention pour cacher qu’ils appliquent une tactique du salami déloyale et préparent ainsi le terrain à une extension généralisée des heures d’ouverture des commerces. Or, les mêmes partis qui ont minimalisé aujourd’hui l’exploitation non-stop des magasins se trouvent aussi derrière d’autres interventions parlementaires en faveur d’une libéralisation plus poussée dans ce domaine. Selon elles, les cantons devraient par exemple être obligés de prolonger leurs heures d’ouverture des commerces le matin et le soir (motion Lombardi) ou le travail du dimanche devrait être introduit dans tout le pays (motion Abate). Et les Verts libéraux demandent déjà que tous les magasins dont la surface de vente est inférieure à 120m2 puissent imiter les magasins des stations-service, soit être ouverts 24 heures sur 24.

Indépendamment de ces projets, il apparaît en outre qu’en cas d’acceptation de la révision de la loi sur le travail, toujours plus de magasins de stations-service seront à l’avenir exploités non-stop. Ils feront valoir qu’ils respectent la nouvelle disposition légale et, en tant que magasins situés « le long d’axes de circulation importants à forte fréquentation touristique » peuvent rester ouverts 24 heures sur 24.

Les organisations de l’Alliance pour le dimanche (syndicats, organisations religieuses, partis politiques et médecins du travail) ont rendu attentif, lors de leur conférence de presse de mardi dernier, aux conséquences négatives de la révision de la loi. Les conditions de travail du personnel de la vente, dont la charge de travail est d’ores et déjà lourde, se détérioreraient. En effet, plus de travail de nuit et du dimanche, cela signifie encore plus de stress et de problèmes de santé ainsi qu’encore moins de temps pour la famille, les amis et les loisirs. C’est pourquoi il est nécessaire de glisser un non clair dans les urnes le 22 septembre prochain.

Pour en savoir plus:

  • Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS, 079 620 11 14
  • Kurt Regotz, président de Syna, vice-président de Travail.Suisse, 079 617 62 94
  • Liselotte Fueter, coprésidente des Femmes Protestantes en Suisse, 079 302 45 35
  • Klaus Stadtmüller, président de la Société suisse de médecine du travail, 079 237 97 10
  • Thomas Wallimann, président de Justice et Paix, 079 848 99 65
  • Danièle Lenzin, coprésidente de syndicom, 079 303 24 69
  • Ada Marra, conseillère national socialiste, 076 383 20 69
  • Daniel Vischer, conseiller national vert, 079 682 43 92